Niveaux d'éclairement minimaux au travail : le tableau des lux, local par local
Le tableau qui donne, local par local, la valeur minimale d'éclairement à respecter, en lux : circulations, escaliers et entrepôts, locaux de travail, locaux aveugles, espaces extérieurs. C'est la référence pour réaliser vos mesures et vérifier que vos locaux atteignent au moins les minimums légaux — la prévention « mesures du niveau d'éclairement des locaux » de votre Document Unique.
Ce que dit la loi
L'article R4223-4 du Code du travail fixe des valeurs minimales d'éclairement : 40 lux pour les voies de circulation intérieures, 60 lux pour les escaliers et entrepôts, 120 lux pour les locaux de travail, vestiaires et sanitaires, 200 lux pour les locaux aveugles affectés à un travail permanent. À l'extérieur, 10 lux pour les zones et voies de circulation et 40 lux pour les espaces de travaux à caractère permanent. Ce sont des minimums : le niveau d'éclairement doit aussi être adapté au travail effectué.
Qui est concerné
- Tout employeur, pour chaque local et chaque zone de circulation
- Les entrepôts et zones de stockage, souvent éclairés au plus juste
- Les locaux sans fenêtre affectés à un travail permanent, soumis au niveau le plus élevé
- Les espaces extérieurs : parkings, cours, quais de chargement, zones de travail en plein air
Ce que contient le document
- Les six catégories de locaux et d'espaces prévues par le Code du travail
- La valeur minimale d'éclairement de chacune, en lux
- Un commentaire pour situer chaque catégorie : couloirs, stockage, travail « normal », situations particulières, extérieur
- La référence à l'article R4223-4 du Code du travail
Comment le remplir
Repérez la catégorie de chacun de vos locaux, puis mesurez l'éclairement avec un luxmètre, au niveau du plan de travail et aux endroits les moins bien éclairés, éclairage artificiel allumé. Comparez vos résultats au tableau et notez-les local par local : tout résultat inférieur au minimum appelle une action (éclairage d'appoint, remplacement des sources, nettoyage des luminaires). Refaites les mesures après tout changement d'éclairage ou d'aménagement.
Ce que regarde l'inspection du travail
- Les niveaux d'éclairement des locaux ont-ils été mesurés ?
- Les résultats atteignent-ils au moins les valeurs minimales du Code du travail ?
- Les locaux aveugles occupés en permanence atteignent-ils 200 lux ?
- Les abords extérieurs et les voies de circulation sont-ils éclairés ?
Les erreurs les plus fréquentes
- Confondre la puissance des lampes et l'éclairement obtenu : seule la mesure en lux dit si le local est conforme.
- Mesurer une seule fois au milieu de la pièce : les coins, les allées entre rayonnages et les postes éloignés des fenêtres sont souvent sous le minimum.
- Prendre les minimums pour un objectif : 120 lux permettent de circuler dans un atelier, pas forcément d'y faire un travail de précision.
- Oublier l'extérieur : un parking ou une cour de livraison sans éclairage, en hiver, devient une zone de chute et de collision.
Où ce document s'inscrit
Ce support ne remplace pas votre Document Unique : il matérialise l'une des actions de prévention que celui-ci a identifiées. L'évaluation dit ce qu'il faut faire ; ce document le fait.
Il appartient à la famille Éclairage, qui regroupe quatre documents. Si vous n'avez pas encore de Document Unique, commencez par là — c'est lui qui vous dira lesquels vous concernent.
